Jeudi 23 avril 2009
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Paroisse St Marc de Joué les Tours
Année de la mission
Compte rendu de la réunion du 15 avril 2009
En route vers le 11 novembre 2009
Une vingtaine de personnes représentant 12 équipes se sont réunies à l’église Saint Joseph pour faire le point du projet de lecture partagée des Actes des Apôtres
dans notre pa-roisse ; deux représentants de l’EAP s’étaient joints à nous.
Yves Morel, diacre, nous a parlé des assemblées diocésaines et de la rencontre du samedi 28 mars à la Grande Bretèche à laquelle assistaient 5 personnes de la
paroisse.
1° Les assemblées diocésaines :
Trois « assemblées diocésaines » sont prévues au cours de l'Année de la mission (les 18 janvier, 15 mars et 4 octobre 2009).
1ère assemblée le 18 janvier
Qu'est-ce que le monde attend des chrétiens ?... Attend ou n'attend pas... Tel était l'objet de la 1ère assemblée, comme l'a rappelé, en préambule, Mgr Aubertin.
Celle-ci a rassemblé près d'une centaine de « délégués », issus de paroisses, services ou mouvements du dio-cèse, ayant pour tâche d'écouter, de témoigner et d’échanger avec d'autres sur cette
ques-tion mais aussi de relayer, après, ce qu'ils ont vu et entendu.
Qu'ont-ils vu ?
Un micro-trottoir, vidéo a été réalisé à Tours. On y voyait des jeunes (le plus grand nom-bre ayant 18-25 ans) répondre à la question : qu'est-ce que j'attends des
chrétiens ? Répon-ses : très diverses ! Aussi variées que les jeunes d'aujourd'hui même si l'on peut noter que la plupart d'entre eux ont beaucoup de mal, déjà, à dire ce « qu'est un chrétien
».
Qu'ont-ils entendu ?
Le témoignage de ces jeunes mais aussi une synthèse de toutes les « enquêtes ou question-naires » menées par les paroisses, services, etc. depuis plusieurs
mois.
2ème assemblée le 15 mars 2009
Questions posées à des personnes se situant au-delà du cercle des pratiquants de tous les dimanches : Qu’attendez-vous des chrétiens aujourd’hui ? Là où vous
vivez, dans la so-ciété française et dans le monde ?
On retrouve très souvent l’idée d’un « décalage », « d’une à coté » de l’Eglise sur les pro-blèmes contemporains de morale individuelle et conjugale,
particulièrement sur des ques-tions intéressant la sexualité. L’Eglise est en décalage avec le monde moderne ; elle doit s’adapter, mais sans pervertir le sens, sans changer le fond.
Des chrétiens un peu « ringards », au langage désuet, ne prenant pas en compte les évolu-tions de la société.
Il y a un paradoxe : l’Eglise a une mauvaise image de marque, mais les non pratiquants attendent beaucoup des pratiquants. Il y a finalement une attente.
Ces remarques ouvrent sur quelques pistes de réflexion :
a. inculturation de l’Eglise aujourd’hui. Elle a une parole valable qu’il faut adapter. Il y a un décalage entre le discours et la vie actuelle.
b. Les chrétiens sont peu différents des autres : témoignage et comportement à revalo-riser.
c. Place de l’Esprit-Saint dans l’Eglise et dans notre vie. L’Eglise doit avoir des propo-sitions innovantes ; le chrétiens doit être à la fois docile à
l’enseignement du ma-gister mais avoir beaucoup d’audace.
2° La rencontre du 28 mars à la Grande Bretèche
5 personnes représentaient les équipes de la paroisse.
- Le père Gérard Billon a fait un compte rendu du dernier synode des Evêques sur la Pa-role.
- Le comité diocésain attend des remontées des 350 groupes (20/25 pour la paroisse). Le secrétaire de chaque équipe a ici un rôle à jouer. Ce qui est attendu : des
suggestions pour la mission, des initiatives, des idées… Il faut faire confiance à l’Esprit-Saint.
- Il a été demandé : quelle suite serait donnée à l’expérience de la lecture en équipe des Actes des Apôtres. La formation permanente se penche sur la
question.
- On ressent un essoufflement au sein des équipes, mais l’Esprit-Saint est là.
3° Un temps de partage
3 groupes ont été mis en place avec pour chacun une piste à approfondir.
1er carrefour : les merveilles qui ont été admirées dans ce partage entre nous : trois idées : Pour nous d’abord, pour un démarrage d’Eglise, pour l’avenir de
l’Eglise…
- Audace et courage des Apôtres
- Les premiers chrétiens attendaient le royaume, finalement il y a eu la naissance de l’Eglise. Avenir = continuité dans la diversité. Il faut prendre le temps de
réfléchir, de se poser.
- Importance du partage, de l’échange. Accueil de la différence (centurion Corneille) ; accueil sur le seuil de l’Eglise de la différence.
- Lien entre l’Ecriture et les actes de partage dans le quotidien. Se nourrir de la Parole pour être plus solide. Actualiser cette parole.
- Temps de prière avant chaque mission, chaque envoi ; appréhension au départ.
- Mettre ses pas dans ceux de l’Eglise de Tours, faire avancer la Parole, la transmet-tre ; difficile l’expression de foi en public.
- Ne pas mettre sa foi sous le boisseau (ex : face aux musulmans, aux témoins de Jé-hovah) ; être plus visible.
- Les premiers chrétiens savaient lire les signes de l’Esprit ; nous sommes trop solli-cités pour être disponibles aux signes. Et nous, osons-nous ? Savoir se
poser, inté-rioriser.
- Les hommes sont contents d’avoir une parole libre, car ils voyaient l’Eglise comme institution.
- Pour certains une découverte d’autres personnes qui n’avaient pas forcément choisi leur groupe (horaire, localisation, horaire…).
2ème carrefour : Les questions que nous nous posons à partir des textes que nous avons étudiés, sur la manière de travailler, sur le contenu du partage pour
l’avenir de l’Eglise.
- Deux équipes forment des groupes hétéroclites avec des croyants-non pratiquants. Il a donc fallu s’adapter pour la prière : un groupe a commencé par un simple
signe de croix, un autre utilise davantage des temps de silence que chacun peut habiller librement. Une personne chrétienne non pratiquante retrouve l’histoire sainte de son enfance en école
religieuse, une autre va prouver à son petit-fils qu’elle aussi lit la Bible comme lui (il est en route vers la confirmation).
- Un groupe existe depuis longtemps (groupe de réflexion sur différents sujets), qui n’est pas limité à des gens de Joué-les-Tours. Suivant les habitudes acquises
ils font un compte-rendu de chaque rencontre qui est adressé aux absents.
- Au niveau méthode de travail : certains groupes font une lecture complète des cha-pitre des Actes avant d’aborder les questions posées ; d’autres suivent la
méthode prévue avec la lecture du passage préconisé.
- Un groupe regrette de n’avoir pas eu de réponses aux questions posées à l’équipe d’animation, ce qui a occasionné un malaise dans l’équipe. (D. Parent : pour ma
part je n’ai eu qu’une seule demande émanant d’une équipe à laquelle j’ai répondu après avoir interrogé le blog de la formation permanente).
- Pour les non-habitués à l’informatique, l’accès du blog est trop complexe ; elles ont abandonnées.
- Des équipes reconnaissent que c’est la première fois qu’elles vivent une expérience de partage.
- Le partage interpelle l’avenir de l’Eglise surtout dans cette période où elle est mise sur la sellette…
- La méditation sur la vie d’aujourd’hui reste la partie la plus difficile et les proposi-tions des livrets paraissent souvent obscures. Le fait qu’il n’y ait pas
de questions posées à préparer en est peut-être la cause.
- Une certaine déception face au manque de préparation de certaines personnes.
3ème carrefour : La mission de l’Eglise sous forme de points d’insistance pour l’avenir de l’Eglise, sous forme de souhaits pour la vie de l’Eglise, sous forme de
nécessité pour la mission de l’Eglise.
- La jeune Eglise est extrêmement fraternelle ; on ne voit pas comment faire ça au-jourd’hui.
- Difficulté de franchir la limite entre croyants-pratiquants, croyants non-pratiquants et non-croyants. Il faudrait mieux utiliser les temps forts de rencontre
(baptême, mariage, sépulture) ; par exemple en annonçant lors d’une sépulture : nous vous invitons à venir prier pour elle ou pour lui dimanche…
- Il y a des contacts entre croyants pratiquants et non pratiquants avec l’Eglise (AEP par exemple)
- Les actifs étaient peut-être croyants mais ça ne se ressent pas toujours dans les ser-vices de l’Eglise dans lesquels se retrouvent toujours les mêmes
personnes.
- Ces groupes de lecture donnent un élan autre que les rassemblements dominicaux. Les actifs sont vivants dans l’Eglise.
- Le Saint-Esprit était très présent avec un coté un peu magique, dans la jeune Eglise ; aujourd’hui c’est moins spontané. On l’oublie peut-être de
trop.
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