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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 10:30

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Par Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes - Publié dans : Questions Réponses
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Commentaires

Notre groupe (Paroisse St Etienne de Grandmont), souhaiterait un éclairage sur cette parole de Jésus à Paul: "Il est dur, pour toi de regimber contre l'aiguillon." (Ac 26,14 )
Merci
Commentaire n°1 posté par jacqueline guillemin le 15/05/2009 à 21h25
Bonjour, il pourrait s'agir d'un proverbe dont on a des traces dans la littérature grecque classique. Son sens serait à peu près: "à quoi bon résister à ton destin?". On pourrait donc entendre que le Christ s'adresse à Paul et l'invite à voir qu'il est temps pour lui de cesser de résister à ce qui, de toute façon, correspond à la vérité qu'il porte en son coeur et qui l'aiguillone. Paul, aiguillonné déjà vers un certain chemin, celui du Christ, résiste et se rebelle.

C'est intéressant de découvrir ici le récit que Paul fait de sa conversion. Et plus intéressant encore de constater que le Christ ne vient pas contraindre Paul (voir le problème de la liberté de Paul évoqué par plusieurs questions), mais plutôt confirmer ce qu'il porte déjà en son coeur et contre quoi il résiste.
fr. Jean-François
Réponse de Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes le 18/05/2009 à 11h26
J’aimerai revenir sur ce verset 26,14 … « Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon »,
L'utilisation de ce proverbe pourrait nous faire penser que Dieu a voulu que Paul embrasse la voie nouvelle avant... mais Paul lui n'aurait pas voulu...
Donc, peut-on se poser la question : « Est-ce que Paul a reçu un appel avant, parce qu'il regimbe. Si Paul regimbe, c'est que Dieu aurait déjà dans le passé cherché à le conduire vers la Voie. ».
Paul, quoique Pharisien convaincu, n'a pas bien suivi la vérité de sa foi, en ce sens il a en quelque sorte regimbé contre l'aiguillon puisqu'il n'a pas été fidèle au chemin de révélation du Ressuscité. (On peut citer Galates 1 15.16 : " Mais quand Celui qui dès le sein maternel m'a mis à part et appelé par sa grâce daigna révéler en moi son Fils pour que je l'annonce parmi les païens.")
Ne pas suivre le chemin de révélation du Ressuscité, n’est ce pas ce qu’il reproche à ses coreligionnaires?
Il semble oublier que lui a eu droit à une révélation spéciale pour arriver à suivre ce chemin.
Si cela était dur pour lui, alors pour les autres qui n’ont pas droit à cet aide ?
cordialement
Commentaire n°2 posté par moreau le 20/05/2009 à 16h53

Vous sous-entendez donc clairement, que Dieu a « facilité » les choses à notre bon Paul… On peut voir les choses ainsi, c’est vrai. Nous arrivons presque sur le terrain de Jean Calvin! Cependant, il n’y a probablement pas 36 solutions. Je veux dire que Dieu ne peut jamais que s’adresser à notre liberté de croire et en même temps il n’est pas possible de penser que Dieu ne fait pas tout ce qu’Il peut pour éveiller notre liberté : « voici que je me tiens à la porte et je frappe ». Dieu ne renonce jamais et les exemples de personnes saisies très diversement par la grâce existent, nombreux. Pourquoi est-ce que cela semble plus « radical », plus « percutant » chez ceux-ci ou ceux-là ? Pour moi, il n’y a qu’une réponse : Dieu sait ce qui, pour l’un constitue un viol, même infime, de sa liberté, alors que cela n’en sera pas un pour une autre personne. Et l’action de sa grâce à notre égard ne consiste pas à nous faciliter la conversion mais à s’adapter à ce que la liberté de chacun peut recevoir et vivre, venant de Lui. Et si Dieu prend sont temps, c’est en fonction d’une liberté qui a besoin de temps. Si Dieu y va doucement, c’est en fonction d’une liberté qui a besoin de douceur. Si Dieu se refuse à donner une révélation à ceux qui ont déjà tant de signes sous les yeux – et nous en sommes, c’est peut-être parce qu’ils ont besoin de sortir un peu de leur paresse et de leur sommeil.

Pour ainsi dire, la liberté de Paul était en mesure « d’aller plus loin » à ce moment là. Pourquoi ? Difficile à expliquer : Parce que c’est Paul ; parce que c’est Paul cherchant Dieu avec droiture peut-être, et depuis longtemps déjà. Paul dont la liberté de répondre à l’appel de Dieu s’est déjà beaucoup développé et qui est maintenant prêt. Impossible d’en dire plus. C’est le mystère de Paul et de chacun. Et puis, n’oublions pas que si la grâce touche Paul vivement, elle lui demande ensuite beaucoup. Nous voyons alors que la liberté n’est pas d’être simplement disposé à adhérer en esprit à quelque chose de nouveau, c’est peut-être plus encore de se disposer à s’engager sans filet sur des chemins audacieux et des engagements résolus.
fr. Jean-François

Réponse de Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes le 27/05/2009 à 15h20
La septième rencontre (Actes 21 à 26) a suscité beaucoup de questions dans notre groupe. Pourriez-vous nous éclairer sur les points ci-dessous :
1-Ac 21: Définition des termes suivants : Frères, Disciples, Anciens, cad ceux qui entourent Paul, au temps de ses voyages missionnaires. Qu’est-ce qui les distingue au sein des nouvelles communautés ? S’agit-il déjà d’une hiérarchie ? Quelle est la différence entre les « Anciens » des nouvelles communautés et les « Anciens » du Sanhédrin de Jérusalem ?
2-Ac 21, 4-14 : L’Esprit Saint peut-il avoir 2 voix contraires? (cf : par des disciples à Tyr (Ac 21,4) par Agabus, un prophète à Césarée (Ac 21, 10-11)et par Paul, inspiré par l’Esprit Saint (Ac 21,13).
3-Ac 22, 21-22-23 : A Jérusalem, la foule réagit soudain très mal au discours de Paul et réclame sa mort. Est-ce en liaison avec son envoi en mission vers les nations païennes ?
A quand remonte la haine des Juifs envers les nations païennes ?
Pourquoi une telle haine ?
Les Juifs ont-ils confisqué la Loi de Moïse à leur seul profit ? La Parole de Dieu serait-elle une « chasse gardée » réservée au seul peuple élu ? Ne serait-ce pas une sorte d’ostracisme exercé à l’encontre des non-Juifs ? Alors que la Parole divine est destinée à tous, Juifs et païens, par exemple: Isaïe 19, 25 ou Matthieu 15, 21-28 ou Actes 10, 1-6.
4-Ac 23, 6 : Les partis des Pharisiens et des Sadducéens existent-ils encore aujourd’hui, en Israël et hors Israël ?
5-Ac 24 : Pourquoi le gouverneur Félix espérait-il recevoir de l’argent de la part de Paul ? Avait-il une intention « malhonnête » en le gardant si longtemps en prison ?
Nous vous remercions pour toutes les questions/réponses mises en ligne sur ce blog si bien construit et passionnant à consulter.
Commentaire n°3 posté par Arielle HONSTETTRE le 07/06/2009 à 21h50

Frères, Disciples, Anciens : Devant être bref, je dirai qu’en effet nous pouvons percevoir à travers les termes utilisés les balbutiements d’une première organisation. Une hiérarchisation est également envisageable car Paul manifeste dans ses lettres qu’il faut donner aux communautés des moyens de se réguler. Frère est un terme qui s’applique à ceux qui croient en Jésus Christ, mais aussi parfois aux juifs qui sont destinataires de la Bonne Nouvelle car aimés de Dieu qui veut renouveler son Alliance avec eux.

Le terme disciple ne doit pas être déconnecté de l’idée d’adhésion à la Parole vivifiante de Dieu comme on le comprend dans l’une des premières apparitions du mot en Actes:  6:7 Et la parole du Seigneur croissait ; le nombre des disciples augmentait considérablement… La Parole ? ou les disciples ? C’est un tout indissociable. Les disciples sont ceux que la Parole de vie habite et anime : en eux la Parole divine du Salut prend corps et se manifeste. (pendant les 4 siècles qui précèdent Jésus le disciple est, pour le judaïsme déjà, quelqu’un qui a reçu l’enseignement d’un maître – dans le Nouveau Testament, le disciple est celui qui reconnaît Jésus pour maître. Le Nouveau Testament insiste sur l’initiative de Dieu qui appelle chacun à devenir disciple de Jésus, et aussi sur le fait que le disciple de Jésus est celui qui met en Jésus sa foi et non pas quelqu’un qui aurait assimilé une vaste connaissance religieuse. Enfin le disciple de Jésus est une personne appelée à partager le sort du maître en donnant sa vie).

On peut remarquer enfin que les sept « associés » missionnaires qui accompagnent Paul, au début du chapitre 20 sont présentés un peu à la manière dont on présentait les apôtres accompagnant Jésus. L’évangélisation est désignée ainsi comme une continuation de la vie missionnaire de Jésus et des apôtres.

Quant aux Anciens, merci de vous reporter aux réponses déjà mises en ligne :

http://www.lectureactes.com/article-27481831-6.html#anchorComment  N° 14 et 15 

 


L’Esprit Saint peut-il avoir 2 voix contraires?

Voici un événement qui nous permet de réfléchir sur l’action de l’Esprit-Saint. En effet le souci de protéger Paul est, chez les disciples de Tyr, provoqué par l’action du même Esprit qui suscite chez Paul le désir de faire route pour Jérusalem. L’Esprit se contredit-il ? Ou faut-il envisager qu’il ne laisse pas toujours apparaître une direction précise à suivre ? L’expérience spirituelle est vaste et avant tout, l’Esprit veut l’expansion du règne d’amour du Christ. Mais il ne contraint jamais. Autrement dit, il éclaire les chemins qui conduisent à un accroissement de charité, à une croissance de la Bonne nouvelle dans et pour le monde, mais il attend la collaboration libre des disciples du Christ. Il élargit même toujours notre liberté et sait comment tirer parti des choix que nous posons, même s’ils ne sont pas toujours parfaitement ajustés à son inspiration d’un temps.

Pour une meilleure croissance du règne d’amour de Jésus-Christ, il se peut même que l’Esprit, au lieu de nous dire : « fais ceci », nous dise « que veux-tu faire pour le règne du Christ ? » - car un vrai choix personnel de notre part lui semble, à ce moment, plus nécessaire afin de nous faire devenir pleinement Fils/ Fille du Père. Le Règne de Dieu a parfois besoin que nous nous déterminions et posions des choix: l’Esprit peut nous y provoquer.

Dans le cas présent, à Tyr, et à Césarée, c’est bien le même Esprit qui, à la manière de la lumière, éclaire dans l’âme des disciples les chemins de croissance du règne de Dieu. Tous voient des choses justes, c’est à dire des directions qui construisent le règne d’amour de Dieu (les disciples de Tyr veulent préserver le ministère fructueux de Paul – Paul veut témoigner de la puissance de l’Evangile devant les grands de ce monde…) et plusieurs choix sont possibles. Comme à Césarée quelques jours plus tard, Paul estime que le temps n'est plus à la prudence – il l’a pourtant été auparavant – et il préfère conserver la direction qu’il a prise sous la lumière de l’Esprit en invitant les frères à vivre libres et confiants (Actes 15,14 qui rejoint Luc 22,33) .

 

la haine des Juifs envers les nations


De grâce!  Attention à l’utilisation de certains mots ! Il n’est pas approprié de parler de « haine » des juifs envers les païens – comme si c’était un principe de base. D’autant que de nombreux textes de l’Ecriture mentionnent l’universalité du salut, chez les prophètes et dans de nombreux autres textes tel que le livre de Ruth, Jonas… etc. De plus l'Ancien testament nous livre l'atmosphère culturelle d'il y a 2000-3000 ans et nos critères d'amitié entre les peuples ne s'appliquent pas facilement.

De plus, les juifs avaient déjà, depuis au moins deux siècles avant Jésus, fait des émules au milieu des autres peuples – voyez ce qu’on dit des craignant-Dieu et des prosélytes, païens s’adjoignant au peuple de l’Alliance.

Si des tendances à la « confiscation » de l’Alliance de Dieu ont existé ou existent, elles tiennent à des causes variables et diverses : identité nationale, sens du témoignage et de la mission dont on est dépositaire, réception de la volonté divine de libérer son peuple de l’idolâtrie en le séparant des autres peuples, intégrisme obtus etc… Mais avant tout, le peuple juif se comprend, déjà dans l’Ecriture sainte, comme le « plus petit de tous les peuples », un peuple errant dans le désert, réduit à l’esclavage, puis libéré par Dieu, gratifié d’une terre non méritée et sait qu'il ne peut pas s’enorgueillir du choix de Dieu (les prophètes le lui répètent constamment). Ici nous touchons à l’essence même de la première Alliance : Dieu choisit dans un premier temps et selon une pédagogie qu’il connaît, un peuple sans force, un peuple faible dont il veut faire une lumière, un témoin de son amour pour tous les hommes. Tout ceci est dans l’Ancien Testament – et Jésus ne s’écarta pas de cette logique dans sa prédication, son action et le choix de ses apôtres. Aujourd’hui, regardant le peuple juif avec reconnaissance, les chrétiens, conscients qu’il a traversé des épreuves et s’est affronté aussi à ses propres limites et manquements – voient qu’à travers tout cela le peuple juif nous transmet jusqu’aujourd’hui, le terreau fécond où l’évangile du Christ a pu s’enraciner pour donner un fruit pour tous.



Pharisiens et Sadducéens

Excusez-moi, je voudrais rappeler que  ce blog n'a pas pour but de donner ce genre d'information qui relève plus de l'encyclopédisme et de l'érudition. Vous trouverez sans peine un bon livre sur le judaïsme ou des réponses sur internet et ce sera plus complet que nous ne pourrions jamais le faire ici.

Le blog est là pour vous aider à faire une « lectio divina » des Actes : non pas une lecture érudite (même si l’érudition ne gâche rien). L'objectif diocésain reste une lecture nourrissante pour votre vie de foi, une lecture qui vous fasse rencontrer l’Esprit de Dieu. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de rappeler ici brièvement les objectifs. Merci de votre compréhension.



le gouverneur Félix espérait recevoir de l’argent de la part de Paul ? Avait-il une intention « malhonnête » ?

Oui, on peut le penser, d’autant qu’il ne goûte pas vraiment, ni son épouse d’ailleurs, la teneur des sujets abordés : justice, maîtrise de soi etc. (24, 25). Selon 24, 17, Paul détient de l’argent qui provient de la collecte dans les nouvelles Eglises qu’il a fondées et il l’a (imprudemment ?) dit à Félix.

fr. Jean-François

Réponse de Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes le 15/06/2009 à 11h14
Bonjour,
merci de nous préciser pour quoi Paul était "citoyen romain de naissance" ?
Merci pour tous les éclairages apportés sur ce blog.
Commentaire n°4 posté par Maryline Masseret le 22/06/2009 à 10h08
Paul était citoyen romain car ses parents, habitant la ville de Tarse avaient reçu cette citoyenneté. Il était courant que des habitants des cités conquises par Rome puissent accéder à la citoyenneté romaine.
Réponse de P. Gilles Lubineau le 07/07/2009 à 18h50
Dans notre équipe qui se réunit à la Maison de Prière de Saint-Cyr-sur-Loire, nous n’avons pas bien compris le sens du verset 17 au chapitre 26 : « Je te délivre de ton peuple et des nations païennes vers lesquelles je t’envoie…. » Le premier terme de la phrase : « Je te délivre de ton peuple et des nations païennes » semble en contradiction avec le second terme de cette même phrase : « vers lesquelles je t’envoie » ?…
Nous vous remercions de nous éclairer à ce sujet.
Anne-Marie Moissonnier
Commentaire n°5 posté par Moissonnier Anne-Marie le 07/07/2009 à 22h49

Paul fait ici le récit de sa vocation. Quand le Christ ressuscité vint à lui, il lui fit une promesse, exprimée ici à l'aide d'un vocabulaire tiré de l'ancien testament. Ce "Je te délivre" renvoie à l'idée de "mettre à part", "retrancher", "protéger" qui apparaît aussi dans la demande du roi David demandant à Dieu qu'Il "retranche" le peuple, c'est à dire qu'Il le soustraie de l'emprise des autres nations et le mette à part, en sûreté (1 Chroniques 16, 35). De même Dieu promet au prophète Jérémie qu'il sera "protégé", délivré, pendant l'exercice de sa difficile mission. Bossuyt et Radermakers, dans leur commentaire des Actes des Apôtres (IET - Bruxelles 1995, p. 698) mettent l'accent sur le fait que Paul est mis à part pour remplir une mission, celle de tout Israël, à savoir aller leur annoncer le message divin. Et dans le cadre de cet envoi, Paul ne doit pas craindre les oppositions ni l'incompréhension, car il est déjà délivré par Dieu, protégé, mis à part, confirmé dans sa mission par celui qui l'envoie.

Réponse de JF BOUR - Pilotage - lecture du Livre des Actes le 26/08/2009 à 15h39
Bonjour, NOus aimerions avoir des précisions sur les 4 filles prophètes filles de Philippe.
Pourquoi 7 évangélistes et pourquoi Sept écris avec une majuscule ?

Merci par avance pour vos réponses
Commentaire n°6 posté par THIBAULT ANNE le 05/10/2009 à 09h44
Les filles de Philippe exercent un charisme de prophétie. C'est là l'essentiel. Elles reçoivent de l'Esprit Saint des locutions peut-être ou un regard neuf sur les personnes, les choses, un regard qui remet la vie dans la perspective du Salut et de l'amour divin.

Il ne s'agit pas ici de 7 évangélistes mais des "Sept", c'est à dire des sept diacres dont on parlait au début des Actes.
Réponse de Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes le 26/11/2009 à 16h40
Information relevé dans une revue locale dans la rubrique Les bons plans de Tours : "Jeudi 24 septembre sainte Thècle :
origine : vient du grec Thêkê ''réceptacle'' loge
Histoire : Sainte Thèclé était une martyre du temps des Apôtres. Elle était la fille ainée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Etienne fut le protomartyre parmi les hommes.
Que penser d'un tel scoup ? Saint Paul était-il marié et avait-il des enfants ?
Commentaire n°7 posté par Parent Daniel le 05/10/2009 à 18h19
La tradition chrétienne colporte de nombreux éléments invérifiables, ce qui ne signifie pas qu'ils soient forcément faux.
Par ailleurs: on se marie de bonne heure chez les Juifs. Saul se maria-t-il pendant son séjour à Jérusalem ? Clément d'Alexandrie et Eusebe, chez les anciens, répondent affirmativement. Luther et les réformateurs, en général, ont partagé cette manière de voir.  Les usages juifs dans ce milieu et à cette époque peuvent nous faire pencher pour cette hypothèse.

Les passages 1 Cor. 7, 7: " Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi " (non mariés), et v. 8 : " Je dis aux non mariés et aux veuves qu'il leur est bon de rester comme moi, " ne décident pas la question, puisque Paul pouvait tenir ce langage comme veuf aussi bien que comme célibataire. Mais la manière dont l'apôtre parle, v. 7, du don qui lui est accordé et qu'il ne voudrait pas sacrifier, de vivre comme homme non marié, convient mieux à un célibataire qu'à un veuf.
Réponse de Comité de Pilotage - lecture du Livre des Actes le 26/11/2009 à 16h46

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